La BD s’expose au musée

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La Pastèque, ce n’est pas qu’un fruit, c’est aussi le nom d’une chouette maison d’édition québécoise spécialisée en bande dessinée. Je l’ai découverte en novembre dernier, au Salon du Livre de Montréal, où ses pochettes en papier superbement illustrées – le renard ci-dessus – et les couvertures hyper léchés de ses BD m’ont fait de l’œil.

La Pastèque Collage

La maison d’édition fête ses 15 ans et, à cette occasion, le Musée des beaux-arts de Montréal lui consacre une exposition gratuite. Le mois dernier, j’ai profité d’un samedi bien trop froid pour me réfugier au musée. Et j’ai adoré ce que j’y ai vu.

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Webdocs en stock

Si vous avez quelques heures à tuer (intelligemment) devant vous, je vous conseille deux très bons webdocumentaires sortis cette année : City ballet et Fort McMoney. Le premier nous emmène dans les coulisses du New York City Ballet, tandis qu’on plonge au cœur de l’industrie pétrolière avec le second. Aucun rapport entre les deux – si ce n’est leur qualité –, il y en a donc pour tous les goûts !

City Ballet, c’est 12 épisodes de 6 minutes qui nous entraînent dans les coulisses du prestigieux New York City Ballet à la rencontre de ses danseurs, qu’ils soient apprentis, corps de ballet, solistes ou premiers danseurs.

City Ballet

Le webdoc – en anglais – ne nous épargne pas l’envers du décor de ce monde à part entière. Il montre tous les efforts et la douleur que cet art, fait de grâce et de force, nécessite. Le sacrifice, les blessures ou les relations de couple sont abordés avec beaucoup de sincérité. « This job is never going to be easy. It’s gonna hurt every single time you do it. And the better you do it, the more it hurts », confient deux des danseurs. Un goût de l’effort qui inspire le respect.

Dance ballet

Fort McMoney, quant à lui, est un webdoc interactif qui nous transporte au cœur de l’industrie pétrolière.

Fort McMoney

Basé sur l’histoire de la ville canadienne de Fort McMurray, il se déroule comme un jeu dont on est le héros, en temps réel pendant un mois, au rythme d’un épisode par semaine. Le but : contrôler le destin de la ville et « faire triompher notre vision du monde ». Pour cela, on part explorer le plus vaste chantier industriel de la planète, 3e réserve mondiale d’un pétrole non conventionnel, cher à extraire et polluant : les sables bitumineux. On rencontre les habitants et les acteurs du milieu, on accomplit des missions, on débat et vote avec les autres joueurs. Et surtout on se pose une question : faire de l’argent, oui, mais à quel prix ? Car le revers de la médaille de cette ruée vers le pétrole est élevé pour la population comme pour l’environnement. Un webdoc original pour faire prendre conscience d’une réalité hors-norme.

Pour info, si vous aimez les webdocs autant que moi, sachez que Fort McMonney a été réalisé par le journaliste David Dufresne, auteur en 2010 du webdoc Prison Valley, une plongée édifiante dans l’industrie de la prison aux Etats-Unis.

Fort McMoney 5

Voilà de quoi occuper un long après-midi d’hiver !

Et vous, vous arrive-t-il de regarder des webdocs ? Si oui, un à conseiller en particulier ? Bonne journée à tous !

 

The Newsroom, dans les coulisses de l’info

Dimanche prochain démarre aux Etats-Unis la deuxième saison de The Newsroom, une série américaine créée en 2012 par Aaron Sorkin, qui nous emmène, telles de petites souris, dans les coulisses de la salle de rédaction d’un grand JT américain. Et ça forcément, en tant qu’aspirante journaliste, ça me plaît !

The Newsroom

A première vue, le sujet n’est pas le plus excitant, ni glamour qui soit… et pourtant ! En jeu dans la première saison : la survie de l’émission « The Night Show » et de son présentateur-vedette, Will McAvoy, que tente d’évincer une direction qui veut tout sacrifier à l’audience, y compris l’information de qualité. Le combat que mène le célèbre journaliste pour un traitement différent de l’actualité à la télévision est passionnant à suivre. Surtout quand la série s’inspire de la vraie actualité américaine des années 2010-2011 : catastrophe pétrolière de BP, mort de Ben Laden, primaires républicaines…

The Newsroom

Alors c’est beau, et peut-être même un poil trop. Par moment, j’ai eu du mal à croire qu’une salle de rédaction puisse fonctionner dans une telle harmonie et sympathie. Le défi de rendre excitant à l’image le travail journalistique est relevé, au détriment du réalisme certainement parfois.

The Newsroom The Newsroom The Newsroom

Mais qu’importe, toujours est-il que j’ai adoré les 10 épisodes de la première saison. La série repose sur des dialogues brillants pas dénués d’humour et de forts personnages bien interprétés. A l’image du duo haut en couleurs que forment Will McAvoy, le journaliste-présentateur, et MacKenzie McHale, sa productrice imposée et accessoirement ancienne conquête amoureuse. Les autres personnages – une équipe de jeunes journalistes passionnés – ne sont pas en reste. Ils forment une petite troupe bien sympathique à suivre et aux histoires attachantes – au-delà de celles de l’actualité. Et ne croyez pas que la série soit prise de tête, elle est fort divertissante et je ne peux donc que vous la recommander !

The NewsroomBonne journée à tous : )

P.S. Et aussi d’autres critiques de séries : Homeland, Mad Men, New Girl et Downton Abbey.

Their age is thirteen

Je rêve de créer un jour un magazine – un peu comme je rêve un jour de faire le tour du monde ou d’ouvrir un salon de thé… Et bien Molly Benn et François de Montremy ont décidé de passer du rêve à la réalité en fondant un web-magazine d’actualité culturelle et photographique : Our age is thirteen.

Our age is thirteen

Our age is thirteen Molly Benn François de Montremy

Molly Benn et François de Montremy

Molly m’a contacté la semaine dernière et c’est à cette occasion que j’ai découvert leur projet : créer un magazine culturel en ligne pour suivre les projets de la jeune génération de photographes et aussi les grands évènements du milieu de la photographie. Our age is thirteen a l’ambition de devenir un acteur de ce milieu en rapprochant les photographes et le public, mais aussi les photographes entre eux.

Comme j’ai trouvé l’initiative super chouette et pleine d’ambition, et que moi l’ambition, j’aime ça, j’ai eu envie de l’encourager modestement à ma petite échelle. A la base, Molly est passionnée de photographie et elle tient depuis un an et demi le blog ourageis13.com. Grâce à son blog, elle se prend au jeu et son rêve de magazine grandit… jusqu’à ce qu’elle se jette à l’eau. Face aux difficultés actuelles du secteur, elle recherche alors un modèle économique du côté du financement participatif grâce au site Kiss Kiss Bank Bank. Molly et François ont alors besoin d’un coup de pouce de 7 000€ pour se lancer complètement, notamment pour la création du site Internet et des investissements matériels. Plus de cent personnes ont déjà permis de récolter quelques 3 000€ ; et il ne reste plus que 39 jours pour trouver les 40% restants !

Pour vous donner une idée du contenu que proposent les deux talentueux jeunes gens et leur équipe, vous pouvez lire cette interview de Marie Bousseau, « photographe du quotidien », ou encore regarder cet entretien avec Joel Meyerowitz, photographe new-yorkais qui revient sur son parcours.

Bref, une belle initiative qui donne envie d’être encouragée ! Et pour soutenir vous aussi Our age is thirteen, c’est par ici !

Avez-vous déjà contribué à un projet grâce au financement participatif ? Seriez-vous prêt à le faire un jour ?

Belle journée et bonne semaine : )

Ralentir l’info avec la revue XXI

Je viens de terminer un long travail pour mes études sur le Slow Movement – le mouvement de la lenteur – et je me suis notamment intéressée aux Slow Media. Ce mouvement, loin d’être anti-technologique prône plutôt une utilisation plus raisonnée des médias, une consommation qui prend son temps. En gros, le mot d’ordre est « un média à la fois » – et de qualité, si possible.

A cette occasion, j’ai eu le bonheur de découvrir la revue XXI dont le 22e numéro est sorti ce mois-ci. Créée en 2008 par un ancien grand reporter et un éditeur, la revue XXI est un objet hybride, entre un magazine et un livre, vendue tous les trois mois en librairie et sans aucune publicité.

Revue XXI via Et Voilà Coralie

Leur créneau est l’info à contre-courant de l’actualité médiatique incessante et assourdissante – les co-fondateurs sont d’ailleurs les auteurs du fameux Manifeste XXI pour « un autre journalisme ». Dans les pages de XXI, pas de polémiques, ni de buzz du moment. Leur marque de fabrique sont de grands reportages réalisés au long cours, écrits comme des récits, s’étalant parfois sur une dizaine de pages. On ressort de la lecture de chaque article comme on rentre d’un long voyage, d’une grande immersion, bouleversé, interrogateur, mais avec l’envie de repartir… se plonger dans la lecture de l’article suivant. Hormis pour le photo-reportage, aucune photo n’illustre les articles, comme pour ne pas égarer notre attention et nous permettre de rester concentré sur les mots, ces mots qui nous emmènent à la rencontre des autres pour au final en apprendre plus sur nous-mêmes. Mais la revue n’est pas pour autant austère, bien au contraire, la maquette est hyper travaillée et soignée et chaque article est illustré par des dessins.

Manifeste XXI via Et Voilà Coralie Instagram

Ce que j’aime surtout dans XXI, ce sont les histoires humaines qui y sont racontées. Des histoires ancrées dans le réel, sur des trajectoires humaines qui en disent souvent long sur la société et le monde dans lequel nous vivons. Derrière le portrait d’un Afro-Américain resté 26 ans pour rien en prison, c’est celui de la justice et de la société américaines qui se dessine. Avec un reportage sur le seul criminaliste du Salvador, on entrevoit toute la violence qui secoue l’Amérique Centrale.

J’adore aussi la BD-reportage d’une douzaine de pages qui clôt la revue. Chaque trimestre, un dessinateur y raconte le réel en faisant un vrai travail de journaliste, souvent dans des contrées lointaines, et en se mettant en scène, généralement avec beaucoup d’esprit, voire d’humour. La BD-reportage permet surtout de montrer ce qui parfois ne peut pas être photographié, comme cet exemple sur les femmes du Yémen.

Cette belle revue trimestrielle de quelques 200 pages coûte 15,50€ – ce qui ne fait toujours que 5€ par mois. C’est cher mais c’est le prix que je concède à payer avec mon budget d’étudiante pour lire une information de qualité. Et puis personne ne rechigne à mettre 15€ tous les mois dans une box en tout genre (moi la première !), alors je refuse qu’on me dise que c’est trop cher !

XXI fait aujourd’hui partie de la catégorie des « mooks », contraction des mots « magazine » et « book », pour désigner des revues à la croisée des chemins entre presse et édition. Il en existe une bonne vingtaine en France – et au Québec j’avais eu l’occasion d’assister au lancement du très bon Nouveau Projetet il y en a pour tous les goûts ou presque (sport, féminin, futuriste, littérature, faits divers et même cuisine…). On prend le temps de découvrir la revue, de lire, de réfléchir, d’y revenir, c’est aussi un bel objet qui se garde et se partage. Bref, dans le tourbillon d’infos qui nous assaillent chaque jour, c’est terriblement reposant et très enrichissant.

Les mooks Feuilleton, Muze et XXI

Les « mooks » Feuilleton, Muze et XXI

Alors si êtes fou de lecture et avide d’info sur le monde qui nous entoure, allez rendre visite à votre libraire et bonne lecture : )

Et vous, connaissiez-vous XXI ? Lisez-vous d’autres mooks ?

Slow

P.S. Et aussi de l’info à la radio avec deux géniales émissions à réécouter : Do you like Europe ? et 20 ans et des poussières

Palm Springs, l’envers du décor

Récemment, j’ai eu l’occasion de découvrir le travail d’un jeune photographe qui m’a rappelé celui de Robert Doisneau. En 1960, le célèbre photographe parisien du « Baiser de l’hôtel de ville » est envoyé à Palm Springs par le magazine américain Fortune. Cinquante ans plus tard, des photos inédites de cette série sont découvertes, et en 2010, Flammarion en a fait un livre et Arte, un webdocumentaire, « Palm Springs, California. Sur les pas de Robert Doisneau ».

La maquette © Atelier Robert Doisneau

La maquette © Atelier Robert Doisneau

Palm Springs 1960, Robert Doisneau et Jean-Paul Dubois, Flammarion

Aujourd’hui cité pour retraités en mal de soleil, Palm Springs était dans les années 50 le refuge des stars hollywoodiennes. Le webdocu nous plonge dans le « style Palm Springs » de la fin des années 50, quand la ville très glamour était le symbole du rêve américain, de la société de consommation et de la vie moderne. Il nous emmène aussi faire le tour des plus belles maisons pour une petite leçon d’architecture et de déco 100% « modernisme », le style des Fifties.

La piscine aux parasols © Atelier Robert Doisneau

La piscine aux parasols © Atelier Robert Doisneau

La voiture bleue © Atelier Robert Doisneau

La voiture bleue © Atelier Robert Doisneau

Les cygnes gonflables © Atelier Robert Doisneau

Les cygnes gonflables © Atelier Robert Doisneau

Mais le documentaire soulève aussi intelligemment des questions plus délicates, comme celles de la place des homosexuels – acteurs importants du développement artistique de Palm Springs –, des immigrés – petites mains laborieuses de l’industrie du tourisme – et de l’environnement – là où la création d’une ville en plein désert était vue il y a un demi-siècle comme une victoire de l’homme sur la nature, elle est aujourd’hui un véritable cauchemar pour l’écologie.

Résidente avec chiens © Atelier Robert Doisneau

Résidente avec chiens © Atelier Robert Doisneau

Sous le parasol © Atelier Robert Doisneau

Sous le parasol © Atelier Robert Doisneau

Golf à Palm Springs © Atelier Robert Doisneau

Golf à Palm Springs © Atelier Robert Doisneau

Parking © Atelier Robert Doisneau

Parking © Atelier Robert Doisneau

Si vous avez du temps pour rêver, je vous conseille de plonger dans le bouquin ou le webdocumentaire qui tous deux égrènent les clichés colorés de Doisneau d’une étonnante modernité. Évasion garantie !

Bonne semaine à tous ! : )

P.S. Et aussi des envies de voyage et la vidéo d’un road trip américain !

L’impressionnisme et la mode

« Le peintre moderne est un excellent couturier. » — Joris-Karl Huysmans (1876)

C’est par cette citation que le visiteur est accueilli dans l’exposition « L’impressionnisme et la mode » qui se tient au Musée d’Orsay, à Paris, jusqu’à la fin du mois. Aimant à la fois l’impressionnisme et la mode – ça tombe bien ! –, je ne pouvais pas passer à côté de cette expo ! J’ai donc eu la chance de m’y rendre pendant les fêtes. Et je n’ai pas été déçue de la visite !

L'impressionnisme et la mode Musée d'Orsay Et Voilà Coralie

A l’entrée du Musée d’Orsay

Certes, on ne compte plus le nombre d’expositions consacrées aux peintres impressionnistes, mais aborder le sujet sous l’angle de la mode s’avère être assez inédit et pertinent. A travers la mode, ce sont les évolutions de la société française de la seconde moitié du XIXe siècle qui se dessinent et l’impressionnisme est là pour le saisir : émancipation des femmes desserrant leurs corsets, avènement de la classe moyenne bourgeoise auparavant exclue de la mode, naissance des grands magasins et avec eux la démocratisation de la mode…

L’exposition, magnifique, présente donc des chefs d’œuvre de Manet, Monet, Renoir, Degas, Tissot ou encore Stevens. Chacun magnifie à sa façon la silhouette et le textile par des jeux de lumière et tous saisissent à merveille l’air de leur temps et représentent au final la femme plutôt que la mode.

Madame Louis Joachim Gaudibert, Claude Monet, 1868 © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Madame Louis Joachim Gaudibert, Claude Monet, 1868 © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Jeune dame en 1866, dite aussi la femme au perroquet, 1866 © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN / image of the MMA

Jeune dame en 1866, dite aussi la femme au perroquet, Édouard Manet, 1866 © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN / image of the MMA

Femmes au jardin, Claude Monet, 1866 © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Femmes au jardin, Claude Monet, 1866 © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Rolla, Henri Gervex, 1878

Rolla, Henri Gervex, 1878

Rue de Paris, jour de pluie, Gustave Caillebotte, 1877 © The Art Institute of Chicago

Rue de Paris, jour de pluie, Gustave Caillebotte, 1877 © The Art Institute of Chicago

Outre les sublimes tableaux, pour leur faire écho, nombre d’objets — accessoires (gants, souliers, chapeaux…), illustrations, photos, gravures et bien sûr robes d’époque — sont présentés, pour le plus grand plaisir des yeux — et autant dire qu’on se sent super mal habillé en sortant de l’expo…

Ombrelle marquise © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Ombrelle marquise vers 1860 © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Capote vers 1860 © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Capote vers 1860 © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Ensemble d’été, 1867 © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Ensemble d’été, 1867 © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Robe noire de Madame Roger, 1878 © Photo Gilles Labrosse

Robe noire de Madame Roger, 1878 © Photo Gilles Labrosse

Photos-cartes de visite de Disdéri

Photos-cartes de visite de Disdéri

Le tout dans une scénographie recherchée et originale qui transporte le visiteur tantôt dans l’ambiance d’une salle de bal pour présenter les tenues de soirée, tantôt dans des salles plus feutrées quand il s’agit d’illustrer l’intimité et les habits de tous les jours, ou encore dans une atmosphère très « déjeuner sur l’herbe » pour évoquer les plaisirs de plein air.

Vue d’ensemble – Robes à tournure. Au mur, les photos de Disdéri. L'impressionnisme et la mode Musée d'Orsay

© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

Musée d’Orsay L'Impressionnisme et la mode

© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

Si vous avez la chance d’être à Paris, ne tardez plus, l’exposition se tient jusqu’au 20 janvier 2013 — en plus elle est gratuite pour les Européens de moins de 25 ans. Sinon, il faudra aller la voir à New York ou à Chicago où elle se rendra ensuite…

Avez-vous eu l’occasion de la voir ? Ou auriez-vous aimé ? J’espère que la visite vous a plu ! Bonne semaine de rentrée à tous : )

Audrey Hepburn Love

Toute personne venant chez moi remarque tôt ou tard mon admiration pour Audrey Hepburn. Un portrait ici, un coussin là, des DVD encore.

Il faut dire que sa vie et tout ce qu’elle représente de talent, de grâce, de volonté et d’intelligence est une belle source d’inspiration.

J’aime beaucoup ces clichés en noir et blanc plus insolites que ceux qu’on a l’habitude de voir d’Audrey Hepburn – merci Pinterest !

Il y a quelques années, je me suis vue offrir à Noël un formidable livre : Audrey Hepburn, souvenirs et trésors d’une femme d’élégance. Chacun des huit chapitres racontant sa vie comme un roman contient des pochettes renfermant de fidèles reproductions de documents ayant marqué son existence pour explorer et comprendre sa personnalité, sa carrière et sa vie, une vie d’élégance et d’engagement. En bref, une mine aux trésors !

Aimez-vous (ou pas) Audrey Hepburn ? Lequel de ses films est votre incontournable ? Lui préférez-vous une autre « icône » ?

P.S. Et encore plus d’Audrey sur Pinterest : )

Mad about Mad Men

Ce soir, Mad Men redémarre sur Canal +. Déjà la cinquième saison de cette géniale série dont je ne me lasse pas. Je l’aime pour l’incursion dans le monde de la pub, pour ses personnages complexes et tourmentés, pour le voyage dans l’Amérique des Sixties (d’ailleurs la saison 5 met un pied dans les années 70 que perso j’aime moins…), pour son ambiance et son esthétique, pour…

En 2010, Rolling Stone publiait « Inside Mad Men », une série de magnifiques clichés « on set and behind the scenes ».

Aussi, pour les curieux, une passionnante interview (en anglais) du chef décorateur de la série pour découvrir les secrets mais aussi les galères qu’impliquent de vouloir recréer l’univers rétro des années 60… en 2012 !

Enfin, un calendrier et un agenda qui me font de l’œil pour 2013…

Bizarrement, je ne connais pas grand monde qui n’aime pas Mad Men… Continuez-vous à suivre la série après cinq saisons ?

P.S. Et aussi, mad about Downton Abbey, New Girl et Homeland !

L’Amérique d’Edward Hopper

Je crois n’avoir encore jamais parlé d’art sur le blog. La rétrospective que consacre à partir d’aujourd’hui le Grand Palais au peintre américain Edward Hopper est l’occasion parfaite pour inaugurer le sujet !

On dit de lui qu’il était le peintre de l’Amérique. Une Amérique mélancolique, silencieuse, ambigüe.

Des personnages comme en suspens, perdus dans leurs pensées — ou leur rêve américain. Des paysages new-yorkais sans voitures, ni gratte-ciels. Un rendu très cinématographique — qui me fait penser à Mad Men (on a les références qu’on peut hein !). Voilà l’Amérique de Hopper et je l’aime.

Mais puisque les images en disent plus que les mots, laissons les parler…

Nighthawks (1942)

Chop Suey (1929)

New York Office (1962)

Office at Night (1940)

Room in New York (1932)

Gas (1940)

Compartiment C, voiture 293 (1938)

Morning Sun (1952)

J’adore sa maîtrise de la lumière, la composition de ses tableaux qui donne l’illusion de la simplicité et leur faux réalisme.

D’ailleurs, il paraît que les femmes, en particulier, ne sont pas insensibles à sa peinture et un critique de Télérama a sa petite explication : « Les femmes lisent souvent dans les tableaux de Hopper. Ou elles pensent. Ou elles rêvent. Elles sont parfois dénudées. Elles ne correspondent pas à l’image de la ménagère américaine. C’est peut-être pourquoi les femmes aiment beaucoup la peinture de Hopper : il les émancipe. Il ne les couvre pas de bijoux – Ed les détestait – mais les rend sexy.» Un peintre féministe donc ? L’idée me plaît bien !

Ne reste alors qu’à me prévoir un petit séjour à Paris pour aller admirer cette rétrospective, je serais déçue de passer à côté.

Belle journée !

Exposition Edward Hopper, du 10 octobre 2012 au 28 janvier 2013 au Grand Palais à Paris.