L’Amérique d’Edward Hopper

Je crois n’avoir encore jamais parlé d’art sur le blog. La rétrospective que consacre à partir d’aujourd’hui le Grand Palais au peintre américain Edward Hopper est l’occasion parfaite pour inaugurer le sujet !

On dit de lui qu’il était le peintre de l’Amérique. Une Amérique mélancolique, silencieuse, ambigüe.

Des personnages comme en suspens, perdus dans leurs pensées — ou leur rêve américain. Des paysages new-yorkais sans voitures, ni gratte-ciels. Un rendu très cinématographique — qui me fait penser à Mad Men (on a les références qu’on peut hein !). Voilà l’Amérique de Hopper et je l’aime.

Mais puisque les images en disent plus que les mots, laissons les parler…

Nighthawks (1942)

Chop Suey (1929)

New York Office (1962)

Office at Night (1940)

Room in New York (1932)

Gas (1940)

Compartiment C, voiture 293 (1938)

Morning Sun (1952)

J’adore sa maîtrise de la lumière, la composition de ses tableaux qui donne l’illusion de la simplicité et leur faux réalisme.

D’ailleurs, il paraît que les femmes, en particulier, ne sont pas insensibles à sa peinture et un critique de Télérama a sa petite explication : « Les femmes lisent souvent dans les tableaux de Hopper. Ou elles pensent. Ou elles rêvent. Elles sont parfois dénudées. Elles ne correspondent pas à l’image de la ménagère américaine. C’est peut-être pourquoi les femmes aiment beaucoup la peinture de Hopper : il les émancipe. Il ne les couvre pas de bijoux – Ed les détestait – mais les rend sexy.» Un peintre féministe donc ? L’idée me plaît bien !

Ne reste alors qu’à me prévoir un petit séjour à Paris pour aller admirer cette rétrospective, je serais déçue de passer à côté.

Belle journée !

Exposition Edward Hopper, du 10 octobre 2012 au 28 janvier 2013 au Grand Palais à Paris.