La BD s’expose au musée

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La Pastèque, ce n’est pas qu’un fruit, c’est aussi le nom d’une chouette maison d’édition québécoise spécialisée en bande dessinée. Je l’ai découverte en novembre dernier, au Salon du Livre de Montréal, où ses pochettes en papier superbement illustrées – le renard ci-dessus – et les couvertures hyper léchés de ses BD m’ont fait de l’œil.

La Pastèque Collage

La maison d’édition fête ses 15 ans et, à cette occasion, le Musée des beaux-arts de Montréal lui consacre une exposition gratuite. Le mois dernier, j’ai profité d’un samedi bien trop froid pour me réfugier au musée. Et j’ai adoré ce que j’y ai vu.

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Découvertes parisiennes

PARIS

Illustration Petite Alma

Pendant les fêtes, j’ai eu l’occasion de m’évader deux jours à Paris, soit juste assez de temps pour voir deux belles expos, explorer deux boutiques déco et tester deux bonnes adresses gourmandes. Si vous voulez bien me suivre… : )

Des cupcakes comme on les aime, beaux et bons. Une jolie boutique-écrin dans Saint-Germain-des-Prés, à deux pas de la rue de Rennes, un petit salon de thé parfait pour une pause sucrée entre deux virées shopping.

Synie's Cupcakes - Et Voilà Coralie

Une autre bonne adresse gourmande qui propose aussi bien du sucré que du salé aux accents anglo-saxons : cakes, tartes, bagels, cookies, cupcakes, cheescakes à accompagner d’un bon café ou d’un thé Lov Organic, à emporter ou bien à déguster sur place dans le joli décor de la salle à l’étage, adossé à la banquette ou affalé dans les canapés. Un brunch est aussi proposé le dimanche, mais je ne l’ai pas (encore) testé.

Oh Mon Cake ! Et Voilà Coralie Oh Mon Cake ! Et Voilà Coralie

Ce concept store est un peu à lui tout seul le coin déco/gadgets de Urban Outfitters pour ceux qui connaissent, autrement dit… le bonheur ! L’endroit, situé à deux pas de Bastille, n’est certes pas grand mais regorge de bonnes idées cadeaux et, c’est bien simple, on a envie de tout acheter ! Et si vous n’êtes pas parisien, ne vous croyez pas pour autant sorti d’affaire, parce que la boutique vend aussi en ligne…

Bird On The Wire - Et Voilà Coralie

Gros coup de cœur pour cette boutique que je visitais pour la première fois et qui mérite un post – à venir – à elle toute seule ! Mais pour le faire court, le concept tourne autour des imprimés japonais sur tissu ou papier déclinés en coussins, luminaires, carnets, guirlandes et autres chouettes objets crées par l’adorable Adeline Klam. Je vous en parle plus en détails très bientôt !

Adeline Klam Et Voilà CoralieAdeline Klam Et Voilà Coralie

  • Edward Hopper : exposition au Grand Palais jusqu’au 3 février

On a certes beaucoup entendu parlé de cette expo – j’avais d’ailleurs moi-même écrit un post à l’occasion de son ouverture en octobre – mais rien ne vaut la visite pour admirer les tableaux « en vrai » et surtout se plonger dedans à l’envi (malgré la foule !). J’ai notamment beaucoup aimé découvrir les illustrations et les aquarelles de M. Hopper, moins célèbres mais pas moins belles.

Edward Hopper Grand Palais Paris Et Voilà Coralie

Je vous en parlais la semaine dernière, cette exposition est magnifique. J’ai adoré admiré les chefs d’œuvre de Renoir, Manet, Monet ou Degas, se mêlant aux belles robes et précieux accessoires, le tout dans les jolis décors d’une scénographie soignée. Voyage dans le temps assuré.

L'impressionnisme et la mode Musée d'Orsay Paris Et Voilà Coralie Musée d'Orsay Paris Et Voilà Coralie

Bonne journée tout le monde !

P.S. 2 days in Paris ou le récit de mon précédent séjour parisien cet été avec d’autres bonnes adresses dedans !

L’impressionnisme et la mode

« Le peintre moderne est un excellent couturier. » — Joris-Karl Huysmans (1876)

C’est par cette citation que le visiteur est accueilli dans l’exposition « L’impressionnisme et la mode » qui se tient au Musée d’Orsay, à Paris, jusqu’à la fin du mois. Aimant à la fois l’impressionnisme et la mode – ça tombe bien ! –, je ne pouvais pas passer à côté de cette expo ! J’ai donc eu la chance de m’y rendre pendant les fêtes. Et je n’ai pas été déçue de la visite !

L'impressionnisme et la mode Musée d'Orsay Et Voilà Coralie

A l’entrée du Musée d’Orsay

Certes, on ne compte plus le nombre d’expositions consacrées aux peintres impressionnistes, mais aborder le sujet sous l’angle de la mode s’avère être assez inédit et pertinent. A travers la mode, ce sont les évolutions de la société française de la seconde moitié du XIXe siècle qui se dessinent et l’impressionnisme est là pour le saisir : émancipation des femmes desserrant leurs corsets, avènement de la classe moyenne bourgeoise auparavant exclue de la mode, naissance des grands magasins et avec eux la démocratisation de la mode…

L’exposition, magnifique, présente donc des chefs d’œuvre de Manet, Monet, Renoir, Degas, Tissot ou encore Stevens. Chacun magnifie à sa façon la silhouette et le textile par des jeux de lumière et tous saisissent à merveille l’air de leur temps et représentent au final la femme plutôt que la mode.

Madame Louis Joachim Gaudibert, Claude Monet, 1868 © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Madame Louis Joachim Gaudibert, Claude Monet, 1868 © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Jeune dame en 1866, dite aussi la femme au perroquet, 1866 © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN / image of the MMA

Jeune dame en 1866, dite aussi la femme au perroquet, Édouard Manet, 1866 © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN / image of the MMA

Femmes au jardin, Claude Monet, 1866 © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Femmes au jardin, Claude Monet, 1866 © RMN (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Rolla, Henri Gervex, 1878

Rolla, Henri Gervex, 1878

Rue de Paris, jour de pluie, Gustave Caillebotte, 1877 © The Art Institute of Chicago

Rue de Paris, jour de pluie, Gustave Caillebotte, 1877 © The Art Institute of Chicago

Outre les sublimes tableaux, pour leur faire écho, nombre d’objets — accessoires (gants, souliers, chapeaux…), illustrations, photos, gravures et bien sûr robes d’époque — sont présentés, pour le plus grand plaisir des yeux — et autant dire qu’on se sent super mal habillé en sortant de l’expo…

Ombrelle marquise © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Ombrelle marquise vers 1860 © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Capote vers 1860 © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Capote vers 1860 © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Ensemble d’été, 1867 © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Ensemble d’été, 1867 © Stéphane Piera / Galliera / Roger-Viollet

Robe noire de Madame Roger, 1878 © Photo Gilles Labrosse

Robe noire de Madame Roger, 1878 © Photo Gilles Labrosse

Photos-cartes de visite de Disdéri

Photos-cartes de visite de Disdéri

Le tout dans une scénographie recherchée et originale qui transporte le visiteur tantôt dans l’ambiance d’une salle de bal pour présenter les tenues de soirée, tantôt dans des salles plus feutrées quand il s’agit d’illustrer l’intimité et les habits de tous les jours, ou encore dans une atmosphère très « déjeuner sur l’herbe » pour évoquer les plaisirs de plein air.

Vue d’ensemble – Robes à tournure. Au mur, les photos de Disdéri. L'impressionnisme et la mode Musée d'Orsay

© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

Musée d’Orsay L'Impressionnisme et la mode

© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

© Musée d’Orsay, Sophie Boegly

Si vous avez la chance d’être à Paris, ne tardez plus, l’exposition se tient jusqu’au 20 janvier 2013 — en plus elle est gratuite pour les Européens de moins de 25 ans. Sinon, il faudra aller la voir à New York ou à Chicago où elle se rendra ensuite…

Avez-vous eu l’occasion de la voir ? Ou auriez-vous aimé ? J’espère que la visite vous a plu ! Bonne semaine de rentrée à tous : )

L’Amérique d’Edward Hopper

Je crois n’avoir encore jamais parlé d’art sur le blog. La rétrospective que consacre à partir d’aujourd’hui le Grand Palais au peintre américain Edward Hopper est l’occasion parfaite pour inaugurer le sujet !

On dit de lui qu’il était le peintre de l’Amérique. Une Amérique mélancolique, silencieuse, ambigüe.

Des personnages comme en suspens, perdus dans leurs pensées — ou leur rêve américain. Des paysages new-yorkais sans voitures, ni gratte-ciels. Un rendu très cinématographique — qui me fait penser à Mad Men (on a les références qu’on peut hein !). Voilà l’Amérique de Hopper et je l’aime.

Mais puisque les images en disent plus que les mots, laissons les parler…

Nighthawks (1942)

Chop Suey (1929)

New York Office (1962)

Office at Night (1940)

Room in New York (1932)

Gas (1940)

Compartiment C, voiture 293 (1938)

Morning Sun (1952)

J’adore sa maîtrise de la lumière, la composition de ses tableaux qui donne l’illusion de la simplicité et leur faux réalisme.

D’ailleurs, il paraît que les femmes, en particulier, ne sont pas insensibles à sa peinture et un critique de Télérama a sa petite explication : « Les femmes lisent souvent dans les tableaux de Hopper. Ou elles pensent. Ou elles rêvent. Elles sont parfois dénudées. Elles ne correspondent pas à l’image de la ménagère américaine. C’est peut-être pourquoi les femmes aiment beaucoup la peinture de Hopper : il les émancipe. Il ne les couvre pas de bijoux – Ed les détestait – mais les rend sexy.» Un peintre féministe donc ? L’idée me plaît bien !

Ne reste alors qu’à me prévoir un petit séjour à Paris pour aller admirer cette rétrospective, je serais déçue de passer à côté.

Belle journée !

Exposition Edward Hopper, du 10 octobre 2012 au 28 janvier 2013 au Grand Palais à Paris.