Montréal à la sauce vegan

Cela fait un long moment que je ne vous ai pas parlé de bonnes adresses à Montréal. Surtout parce que je ne me sens plus tellement légitime étant donné que ça fait déjà neuf mois que je suis rentrée et que des chouettes blogs de bouffe sur Montréal, ce n’est pas ça qui manque ! Mais qu’importe, j’avais quand même envie de partager avec vous quelque chose qui m’a agréablement surprise : les restos végétariens. Sur place, j’avais une amie vegan (à la différence des végétariens qui ne mangent pas de viande et de poisson, les végétaliens eux ne touchent à rien de ce qui est d’origine animale : viande, œuf, lait, fromage…) et une autre gluten free (pas de farine de blé). Chacune suivait ce genre de régime pour des raisons très précises et personnelles et cela m’a donné l’occasion de découvrir une nouvelle alimentation et cuisine et, surtout, de nouveaux restos – oui, je n’en manque pas une !

  • La Panthère Verte : 66 rue St-Viateur O. (Mile-End), 2153 rue Mackay (Centre-ville), 145 avenue Mont-Royal E. (Plateau)

La Panthère verte est une place à lunch végétalienne et bio qui propose de la « bonne bouffe pour jungle urbaine » – c’est elle-même qui le dit. On lui rend surtout visite pour ses délicieux et copieux falafels et ses belles salades de légumes, le tout à petit prix, à emporter ou à manger sur place dans un décor verdoyant et une ambiance hipster sur St-Viateur ou estudiantine sur Mackay – où il y a en plus d’une petite terrasse – ou encore à leur nouvelle adresse sur Mont-Royal.

Photo : Les  Gourmandes de Montréal

Sur St-Viateur – Photo : Les Gourmandes de Montréal (merci à elles !)

Je ne vous le cache pas, le nom de ce café fait limite penser à une secte, d’autant plus avec le grand vitrail qui orne la devanture. Mais, promis, personne ici n’essayera de vous embrigader. Au menu, smoothies, sandwichs chauds et froids, burgers… végétariens bien sûr et toujours pour moins de 10$. Mention spéciale à la petite cour arrière super agréable aux beaux jours. Sinon, l’hiver il faudra se contenter des quelques places à l’intérieur car l’endroit n’est pas bien grand, mais il n’en est que plus chaleureux !

Attention, pour dîner ou souper Aux Vivres, vous risquez fort de… faire la queue (comme assez souvent dans les bonnes places à Montréal). Pourtant l’endroit est grand, mais c’est normal, parce que c’est convivial, bon, (très) copieux et à des prix raisonnables. Tout pour plaire, même aux non végétariens ! La carte est grande, s’inspire des cuisines du monde (thaï, indienne, mexicaine…) et le choix difficile donc : salades, sandwichs, burritos… et leurs très fameux bols de légumes et tofu servis sur du riz en sauce, que je vous recommande. D’ailleurs, il y a quelques jours, la blogueuse foodie de La Bouche Pleine a partagé la recette de la célèbre sauce Dragon du bol du même nom – je languis de la tester mais je doute qu’elle soit aussi bonne que la leur, forcément ! Pour les amoureux du chocolat, gardez un peu de place pour le brownie chipotle en dessert ! Et pour les affamés pressés, il y a même un service express à emporter.

Photo : Aux Vivres

Photo : Aux Vivres

Photo : Aux Vivres

Photo : Aux Vivres

Enfin, direction le quartier anglophone et la rue Notre-Dame Ouest pour un bon repas préparé par Bonnie dans son resto végétarien et bio. J’y ai mangé de très bonnes lasagnes à la ricotta de tofu, savoureuses et bien servies, dans un décor boisé et cosy. J’imagine que le resto doit être également très agréable pour un lunch – salades, soupes et sandwichs sont aussi proposés en plus de plats plus « élaborés » – et en été avec la grande baie vitrée.

Pour finir, il y a aussi la « cantine » végétarienne Le Commensal – prix du repas au poids de l’assiette, je vous conseille le resto de la Place des Arts – et le végétalien « haut de gamme » Crudessence, aussi bio et sans gluten, dont j’ai découvert l’existence trop tard et que je n’ai malheureusement pas eu le temps de tester, mais qui paraît-il vaut le détour.

Être végétarien est beaucoup plus répandu en Amérique du Nord que ça ne l’est en France et donc beaucoup mieux toléré. Par exemple, la grande majorité des restos à Montréal proposent dans leur menu au moins un plat veggie-vegan et/ou gluten free. Il est donc assez facile de sortir avec des amis qui suivent ce type de régimes alimentaires sans forcément toujours aller dans des restos spécialisés – même si ceux-ci sont très bons.

Et vous, vous arrive-t-il de manger végétarien de temps en temps (ou même tout le temps) ?

For the love of food

P.S. Et aussi quelques bonnes adresses de cafés et de cupcakes à Montréal !

P.S.S. Amoureux de Montréal ou simples curieux, courez écouter ou réécouter la dernière émission de Villes-Mondes sur France Culture consacré à… Montréal ! Deux heures de délice à parcourir les rues de la ville et (re)découvrir ses quartiers, son histoire, sa culture, sa vie quotidienne, guidé par le bel accent de ses habitants. Comme si vous y étiez (ou presque) – et c’est moins cher qu’un billet d’avion… en attendant ! Documentaire en 2 parties de 58 minutes : « Légendes et perspectives, Montréal raconté » et « Paroles et musiques, Montréal enchanté »

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Avoir 20 ans et des poussières

Avoir 20 ans et des poussières dans les années 2010, ça veut dire quoi au juste ? C’est la question que se sont posés, tout l’été sur France Culture, deux jeunes journalistes de 25 et 29 ans, Olivia Müller et Tanguy Blum, avec leur émission justement nommée « 20 ans et des poussières ». Qui est-elle cette jeune génération ? Qu’est-ce qui la définit ? La différencie de ses aînés ?

A travers leur série d’émissions estivales, le duo d’animateurs a traité de « La tentation de l’individualisme », de « La fête comme rapport au monde », de « L’utilisation du corps » ou encore « Du travail à la consommation, un rapport au matérialisme revisité ». Des titres un peu pompeux à la France Culture, je vous l’accorde, mais qui cachent finalement des thèmes aussi simples et universels que le passage à l’âge adulte, la réussite, le bonheur, le rapport au temps, la sexualité, la relation entre les générations – entre autres. Les analyses sont souvent justes et les propos sincères, loin des clichés habituellement véhiculés sur « les jeunes ».

Chacune des dix émissions démarre par une savoureuse bulle sonore, photographie radiophonique de notre génération dite « Y ». S’en suit un entretien d’une vingtaine de minutes avec deux invités, tantôt chercheurs, tantôt artistes et pour la majorité ayant eux-mêmes moins de 30 ans. Des jeunes pour parler des jeunes donc. Mais c’est aussi là que réside, à mon humble avis, la faiblesse de cette émission, les invités n’étant pas tous de qualité égale. Ainsi l’émission « Un nouveau langage » s’avère passionnante grâce à Michel Serres ; là où celle sur « Le recyclage de la culture » est un peu plus poussive. Enfin, l’émission se termine sur les propos enrichissants d’une personnalité plus âgée – comme Sonia Rykiel par exemple.

Alors bien sûr, le duo de journalistes et leurs invités ne prétendent pas faire le tour de la question de la « GenY » en cinq heures de radio mais apportent une multitude d’éléments de réponse qui aident à saisir les contours de cette jeunesse dans la vingtaine. Une sorte d’auto-psychanalyse générationnelle des plus efficaces !

Et, cerise sur le gâteau, la musique du générique, « One day » de Asaf Avidan, est juste excellente !

J’ai pris beaucoup de plaisir à écouter cette brillante émission que vous pouvez réentendre ici !

Belle journée et bon WE !